Y a-t-il plus de noblesse dans un chou fraîchement cueilli que dans un homard surgelé ?

Posté le 3 3 2010
par Nathalie Nyffeler

Les entreprises doivent innover pour assurer leur survie et doivent intégrer les principes du développement durable. Mais est-ce réellement compatible et comment est-ce concrètement conciliable? Réservez d’ores et déjà la date du vendred 11 juin 2010 et rejoignez-nous à l’aula de la HEIG-VD (bâtiment route de Cheseaux) dès 16.00 pour en discuter de vive voix.

Le programme
Découvrez les outils développés par la HEIG-VD & l’ECAL pour accompagner une technologie vers un marché potentiel: cas pratique avec la start-up Geroco, spécialisée en gestion énergétique (www.geroco.ch)

Innovation workshop
4 ateliers animés par des professionnels qui partagent leurs expériences et best practices. Vous pourrez bientôt vous inscrire dans l’atelier de votre choix. Les thématiques suivantes seront abordées: Comment marier développement durable et développement de produits ? Comment innover écologiquement grâce à l’économie de fonctionalité? Comment l’innovation technologique permet-elle de réduire les impacts sur l’environnement? et finalement Des équipes innovantes: des liaisons … non dangeureuses.

Table-ronde animée par Victoria Marchand, rédactrice en chef du magazine des médias com.in
(www.cominmag.ch): « Peut-on innover durablement? »

Key speaker: Elmar Mock, fondateur de Creaholic SA et co-inventeur de la montre Swatch
(www.creaholic.com)

Inscription bientôt possible sur notre blog.

If you want to innovate: think opposite and not different

Posté le 18 2 2010
par Nathalie Nyffeler

Depuis près de deux ans, j’ai le plaisir de piloter le projet OMI (nom de code pour Option Marketing & Innovation). Ma marque de fabrique: mélanger les genres, mélanger les métiers et les cultures et oser une approche pédagogique différente en intégrant systématiquement les étudiants dans la plupart de mes projets.

Les rencontres effectuées dans le cadre du cours OMI-1 m’ont permis d’imaginer un nouveau projet sur lequel je travaille depuis septembre 2009 en compagnie de deux classes d’étudiants en formation en emploi, le lancement du premier

Baromètre des Suisses et du Développement Durable
Ce baromètre est le résultat d’une étude de marché quantitative et qualitative sur le comportement des Romands en matière de développement durable et qui a comme objectif d’offrir un panorama exhaustif et représentatif des sensibilités en matière de développement durable et de consommation éthique. A ce jour, aucun autre baromètre n’existe en Suisse.

Ce projet exclusif en Suisse a été mené conjointement entre une association leader dans la communication du développement durable en Suisse romande (www.nicefuture.com) grâce à l’aide précieuse de sa directrice Barbara Steudler et un Institut de recherche reconnu pour son professionnalisme et la pertinence de ses études via son directeur Joaquin Fernandez (www.jfernandez.ch) et la HEIG-VD par mon intermédiaire.

Si les résultats de ce baromètre vous intéressent, alors réservez la date du mardi 23 mars 2010 à 18h00, au Casino de Montbenon à Lausanne. Les résultats vous seront présentés et commentés lors de la conférence de presse en présence d’un parterre de personnalités (le programme suivra ultérieurement). Une partie des résultats sera aussi publiée début avril sur le site internet dédié au «Baromètre Suisse du développement durable»: www.swisstainability.org.

Vous allez me dire, mais quel est le lien avec l’innovation? En fait, je me suis rendue compte que j’innove constamment dans ma façon d’envisager mon métier : l’enseignement. Il suffit de penser «à l’opposé» et ne de pas se limiter à des limites financières ou administratives: «c’est trop compliqué, on n’a pas les fonds, on ne peut pas intégrer des étudiants à ce genre de projets, blablabla» Voilà le genre de remarques glanées au fil du temps. Et bien, non! Il faut imaginer des projets hors normes. Il faut oser les mettre sur pied malgré les apparentes difficultés. Si le projet est porteur et mené par des personnalités motivées et ayant le goût du risque, les financements suivent, les difficultés s’aplanissent et les résultats sont au rendez-vous.

Je vous encourage donc tous et toutes à penser à l’opposé et oser…

Salutations «innovantes»

Nathalie Nyffeler
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Brainstorming…et guirlandes

Posté le 25 11 2009
par Nathalie Nyffeler

Savez-vous qu’un énorme brainstorming va tout bientôt battre son plein? Mais oui, je vous dis. Les méninges de centaines de millions de personnes aux quatre coins du monde vont s’activer à fond dans les semaines à venir, et ceci dans un même objectif. Cela va être de la pure folie, les gens en feront petit à petit leur priorité absolue. Et le défi est grand car ce n’est pas une bonne idée par personne qu’il va falloir trouver mais plusieurs, certaines en auront besoin d’une dizaine, voire d’une vingtaine, peut-être plus. Et comme il se doit, un brainstorming se fait en équipe. Chacun consultera son partenaire, ses enfants ou sa famille. Le voisin sera le bienvenu pour échanger sur la question, on négociera avec le lointain cousin mais sûr que notre meilleur(e) ami(e) sera dans la confidence. Les opérateurs de téléphonie mobile se frottent déjà les mains tant les appels et sms seront nombreux. Les opérateurs du web gérant leur messagerie sont plus inquiets, leur serveurs seront mis à rude épreuve. Faut quand-même se rendre compte que l’enjeu est colossal, pas vraiment le droit à l’erreur sur ce coup-là car celle ou celui qui n’a pas eu d’idées, ou pire de mauvaises, risque de passer un très mauvais moment…

Vous l’avez compris, _ _ _ _ arrive…

Eh oui, comme chaque année. Toute cette surchauffe qui contribue aux réchauffement de la planète, quel gâchis! Imaginez qu’on puisse mettre toute cette énergie grise pour une cause plus noble. Cette effervescence pourrait se focaliser sur un thème et tenter de trouver des solutions à nos problèmes de société. Faire un vrai brainstorming à l’échelle mondiale, utiliser une seule boîte à idée (en carton, ça fait moins mal quand ça tombe > lire ci-dessous). Ah l’idée universelle, ça fait rêver… En attendant, bon courage pour vos achats de cadeaux.

Laurent Soldini
Designer
ECAL

Je n’aime pas les boîtes à idées…

Posté le 10 11 2009
par Nathalie Nyffeler

…Et elles me le rendent bien.

Cela m’est arrivé lorsque je travaillais à Paris dans une grande tour de La Défense. Dans une de ces entreprises où les « plans de carrière » sont élaborés très sérieusement sur une échelle de temps dont l’unité est la décade. C’était dans une société où les clients étaient appelés par leur « numéro d’identifiant », s’il vous plait.

C’était il y a longtemps.

Cependant, cela aurait pu m’arriver dans une autre entreprise, dans une autre ville, dans un autre pays, et cela pourrait encore m’arriver aujourd’hui…

Une grosse boîte métallique m’est tombée sur le pied droit. Une boîte si énorme et si lourde qu’elle aurait pu me sectionner un doigt de pied. C’était la « boîte à idées » de l’entreprise pour laquelle je travaillais. C’était dans cette boîte que tout le monde était « invité » à y déposer ses idées. Et, quand la boîte était pleine, nourrie de toutes les idées proposées par les employés, elle tombait. Sur mon pied.
La boîte avait été installée pour collecter les idées de tout le monde, mais personne ne faisait quelque chose de ces idées, et les papiers s’empilaient dans la boîte.
Après mon accident, la boîte a été enlevée pour raison « d’hygiène et sécurité sur le lieu de travail » et plus personne n’en entendit parler, de cette boîte.

Je n’aime pas vraiment le concept de boîte à idées. Et, ce n’est pas simplement à cause de cet accident.
En plus du fait que parfois rien n’est fait avec les idées que l’on trouve dans ces boîtes, je n’aime pas le fait qu’elles rendent les choses impersonnelles. Pourquoi devrais-je « placer » mon idée dans une boîte, retourner m’asseoir à ma place de travail et attendre que quelque chose se passe ? Une entreprise qui a besoin que ses employés fournissent des idées innovantes pour contribuer à son développement a besoin de bien plus que quelques feuilles de papier déposées dans une boîte aux lettres !

Dans des marchés de plus en plus compétitifs et globalisés, avec des évolutions de plus en plus rapides et novatrices des technologies et procédés de fabrication, et plus généralement dans un monde en perpétuel mouvement dans lequel bougent ses clients, une entreprise n’a pas besoin de boîtes à idées mais de discussions d’idées.
Quand une idée est librement discutée et diffusée, c’est là qu’elle germe vraiment et qu’elle commence à se développer. Une idée change et est faite pour être changée, elle « mûrit ». Elle est véhiculée à l’intérieur de toute l’entreprise par ceux qui croient en elle. Si l’idée est abandonnée en cours de route, ce n’est pas grave parce qu’elle aura eu sa propre vie au sein de l’organisation. Elle aura suscité des discussions et des réflexions qui peuvent déclencher d’autres idées qui creuseront aussi leur propre chemin dans l’entreprise. Et rien de tout cela ne peut se produire à l’intérieur d’une boîte métallique froide.

Quand j’ai une idée pour mon entreprise et que je suis convaincu qu’elle peut apporter quelque chose, je veux en parler ! Je ne veux pas juste l’enfermer dans une boîte. Je veux exprimer librement mon idée et connaître les réactions qu’elle déclenche. Je veux la défendre – un petit peu – et la discuter – beaucoup. Je ne veux pas rester seul avec mon idée dans une boîte. Si j’y crois et si je pense qu’elle va contribuer au succès de mon entreprise, alors je veux partager ma passion pour celle-ci. Je veux en être son « champion ».

L’innovation a besoin du contraire d’une démarche impersonnelle. Pour devenir réalité, une idée, aussi brillante et novatrice soit-elle, a besoin de vivre dans l’entreprise et non pas seulement d’exister sur un formulaire. Elle a besoin d’être portée par des gens à qui l’on pourra se référer et elle doit être appropriée par toute l’entreprise pour devenir opérationnelle. Il faut l’améliorer, l’enrichir, la modifier et l’adapter, « brainstomer » en considérant tous les aspects qui entrent en ligne de compte. Un projet d’innovation a besoin de mettre une équipe pluridisciplinaire autour d’une même table. Et si ça commence par un papier déposé dans une boîte à lettres, le chemin risque d’être long, très long, trop long.
Une idée novatrice naît de l’échange qui se crée entre des personnes d’expériences et d’expertises différentes, elle ne pousse pas dans une boîte.

Grégory Grin
Engineering Director
local.ch SA
gregory@local.ch
http://www.local.ch

Cours du 30 octobre: immersion dans la phase liquide

Posté le 4 11 2009
par Nathalie Nyffeler

Les trois groupes d’innovateurs en devenir sont entrés dans la phase I du processus d’innovation développé au sein de l’option Marketing & Innovation : la phase Creativ_Idée. Ne pas juger, être décalé, construire sur les idées folles de ses camarades, fous rires assurés pour une journée de créativité sous le signe de la bonne humeur et du travail assidu. Chaque groupe a généré des dizaines d’idées pour leur technologie respective. Elles devront encore être triées, groupées et sélectionnées. Présentation de la phase de créativité dans un Cahier d’idées le vendredi 27 novembre 2009!

13* I-NOWINNOV8

Faut-il être operculophile pour réussir ses innovations?

Posté le 27 10 2009
par Nathalie Nyffeler

Lecture raisonnée et constructive de: Benoit-Cervantes, G. (2008). La boîte à outils de l’innovation. Paris: Dunod.
Aux aficionados du rayon « boîtes à rangement » du catalogue Ikea
A ceux qui utilisent encore le tiroir prévu à cet effet pour ranger leurs crayons
Aux philatélistes, operculophiles, numismates, cumixaphiles, paternaliphile ou nanomanes*
A belle-maman (catégorie réservée aux experts)

A tous les psychopathes, enfin, qui persistent à aligner au cordeau les piles rebelles et autres sujets de contrariété ménagère: cet ouvrage constitue une sorte de fantasme.

En effet, voilà ENFIN un livre qui met de l’ordre dans tout ce fouillis de créativité innovante en rangeant tout dans des catégories résolument logiques. Du coup, comme ça, ça a l’air simple. Difficile de trouver des porteurs de projets innovants? Check list des compétences requises en page 14. Vous ne savez pas lire l’avenir? Faites un cahier des tendances (p.48). Vous avez de la peine à composer votre portefeuille de produits innovants? Adoptez la typologie de Geroski et Marksides, page 66. Vous n’avez pas de nouveau produit? Faites un focus group (p.82). On vous résiste? Matrice des attitudes-influences en page 32.

Bref, cette très jolie collection de 66 outils o-pé-ra-tion-nels est supposée être indispensable pour réussir vos innovations. Notons que la couverture est richement imagée d’un cube avec plein de facettes, métaphore particulièrement judicieuse en regard du contenu. Certes, le cube est une figure pleine de mérites, mais reconnaissons qu’il dispose d’un potentiel d’ébouriffement assez médiocre.

D’où ma question : faut-il être operculophile pour innover? En d’autres termes, une accumulation d’outils amoureusement rangés dans de petites boîtes est-elle la voie royale pour l’innovation? A cette interrogation, la fibre méthodologique profondément enfouie au cœur de chacun d’entre nous ne peut que démanger furieusement. En effet, lâcher sauvagement des outils dans la nature sans une indispensable réflexion un tant soit peu stratégique est toujours inquiétant et riche en opportunités de dérapages incontrôlés. Et, tout à fait entre nous, promettre le sésame de l’innovation à celui qui achète en réalité une bête boîte à outils fleure un peu le bonimenteur vendant de la lotion-pour-faire-repousser-les-cheveux.

Mais c’est ici qu’un soupçon doit nous assaillir, au niveau de l’estomac. L’une des principales facettes de l’innovation repose sur la difficulté d’asseoir à la même table des spécialistes d’horizons différents sans qu’ils se considèrent mutuellement comme des guignols. Ne pourrait-on pas soupçonner ici un exemple flagrant de malentendu culturel?

Et Bingo. L’auteur est une ingénieure docteur en physico-chimie des matériaux. Si la commercialisation de boîtes à outils est un répulsif puissant pour la majorité des universitaires normalement constitués, cela n’est pas le cas pour les ingénieurs, qui réagissent totalement différemment lors qu’ils sont exposés à une liste à puces.

Ces variations interdisciplinaires trouvent très certainement une explication plausible qu’il est très dangereux d’exposer sans un minimum de précautions oratoires. Avez-vous déjà essayé d’expliquer la différence de réflexion entre les hommes et les femmes?

Eh ben c’est un peu pareil.

Silna Borter
Professeure HEIG-VD

* Ce sont respectivement les collectionneurs de timbres, opercules de crèmes à café, pièces, allumettes, pères Noël et nains de jardin. On trouvera toute une liste d’autres déviances et leur nom rigolo à l’adresse suivante:
http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Collections%20et%20collectionneurs/11000955

Le Sel de Bex est le plus « vert » qu’on peut acheter en Suisse

Posté le 7 10 2009
par Nathalie Nyffeler

Le sel de Bex, sous l’appellation « Sel des Alpes », est le sel le plus respectueux de l’environnement que l’on peut trouver sur le marché suisse. L’utilisation du Sel des Alpes permet notamment d’économiser, sur l’ensemble de son cycle de vie :
- 50% de CO2 en moins par rapport au sel de mer ou de Bâle (ou d’autres salines en Europe)
- 75% de CO2 en moins par rapport au sel de l’Himalaya

Pour ces raisons, notre sel vient de recevoir la distinction « ClimaTop ». Cette distinction est décernée par un organisme indépendant et reconnu, MyClimate, et tient compte du cycle de vie complet du produit, de son extraction à la destruction de l’emballage, en passant par la fabrication, le conditionnement et la distribution – y compris la construction et l’entretien des infrastructures nécessaires à cet effet. Les résultats complets et certifiés permettent d’établir un bilan écologique global de l’ensemble des sels disponibles sur le marché. La distinction « ClimaTop » n’est octroyée qu’aux produits dont l’impact en CO2 est nettement et indiscutablement inférieur aux autres produits de sa catégorie – ce qui est le cas de notre sel.

La Saline de Bex, PME plusieurs fois centenaire, a très souvent été pionnière dans sa branche. Pour citer juste un exemple: le premier appareillage dans l’histoire qui permettait de récupérer la chaleur comprise dans les vapeurs lors de l’évaporation de l’eau a été développé, mis au point et installé chez nous, au 19e siècle, par Antoine-Paul Piccard. Les principes à la base de cet appareillage ont ensuite été repris non seulement dans l’industrie salinière, mais étendus à la concentration de liquides (lait, jus de fruits…) et plus généralement aux pompes à chaleur. Les développements successifs de cette technologie permettent aujourd’hui d’économiser 98% de l’énergie utilisée autrefois…

Une entreprise qui dure depuis des siècles a forcément le « développement durable » dans ses gènes!

En ce sens, la définition la plus simple et élégante du développement durable est certainement celle dans le Rapport Brundtland de 1987: «Un développement qui répond aux besoins des générations du présent, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Un concept implicite mais inséparable de cette définition est la notion de « dette » – terme ô combien d’actualité!

Car il est indéniable qu’une des principales causes de la crise économique actuelle est l’endettement excessif de pans entiers de la population, de l’économie et des états du monde. L’endettement, dans le sens large du terme, n’est pas un mode de vie durable. Consommer plus que ce que « on » produit, que ça se mesure en francs, en barils de pétrole (ou toute autre ressource naturelle), en kilos de papier, en tartes à la crème (ou toute autre produit transformé), n’est pas un développement durable.

Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: il ne s’agit aucunement de faire l’apologie d’un supposé « bon vieux temps » autarcique et nombriliste ou autre mythe de « bon sauvage » idéalisé qui n’a jamais existé ailleurs que dans les esprits rêveurs de gens détachés de toute réalité physique et historique…

Ce n’est ni la nostalgie, ni l’hystérie, ni le découragement qui nous feront progresser. Ces attitudes font partie du problème, pas de la solution. Au contraire: il s’agit d’innover – mais d’innover intelligemment! Car on le sait aujourd’hui: nous polluons moins, par habitant, qu’à l’âge du bronze…

Cela démontre bien que c’est en comprenant intimement les mécanismes naturels du monde qui nous entoure, en utilisant notre créativité, notre intelligence et en remettant régulièrement en cause ce que l’on fait, sans précipitation mais avec détermination, que l’on arrive à faire toujours mieux avec moins. C’est comme ça que l’humanité progresse depuis qu’elle existe – et qu’elle continuera de progresser.

Bruno Kemm

Directeur général Saline de Bex

Responsable de la phase InnovIdée – Marketing & Innovation
SBexLogo ClimaTop logo

L’après crise – volée 2009-2010

Posté le 18 9 2009
par Nathalie Nyffeler

Bienvenue à la nouvelle volée ! Celle qui fera partie de l’après crise… L’après crise, oui ! Il faut dire l’après crise au lieu de la reprise, car celle-ci apporte une vraie révolution. La reprise, c’est reprendre et faire avec… L’après crise, c’est la création d’un nouveau temps et de nouvelles règles.

On verra ainsi une recrudescence d’initiatives, d’idées, de projets et de réflexions des individus. Un vrai changement social s’imposera. On ne parlera plus de « top » ou de « down » où il est question de verticalité (le départ des idées venait du sommet).

L’après crise impose un nouveau système: l’hybride. Bienvenue à cette volée qui va vivre dans ce système co-généré par tous les acteurs. Il sera question d’horizontalité.

Il y aura de la résistance au départ car la fluidité et le manque de frontières qu’imposent un système hybride vont obliger chacun des acteurs, enseignants, étudiants à évoluer et à muter en gestionnaires d’un nouveau genre : les hybridistes®. Avec une formation en marketing et innovation… vous deviendrez les gestionnaires d’un nouveau temps…

Au plaisir de vous rencontrer…

Josée Bélanger Simko
Toutmorrow
gestionnaire hybridiste® depuis quelques années.

Marketing & Innovation: la rentrée!

Posté le 8 9 2009
par Nathalie Nyffeler

18 septembre 2010, jour J-10: vingt-cinq nouveaux innovateurs en devenir vont venir se joindre à notre aventure. Sommes-nous prêts à revivre cette expérience riche en découvertes? Les rencontres réalisées au cours de la première édition du cours et du colloque Marketing et Innovation nous ont confortés dans la nécessité de développer notre offre en matière d’accompagnement du processus d’innovation.

Cette année, deux instituts de Ra&D de la HEIG-VD nous ont fait confiance et nos étudiants pourront imaginer les usages futurs des technologies qui nous ont été confiées. Et suite au colloque, la start-up Geroco n’a pas hésité à nous demander d’imaginer les développements possibles pour son entreprise en construction. Que de défis en perspective pour cette nouvelle volée d’innovateurs !

Lors du lancement de cette formation novatrice, j’étais convaincue que les étudiants en gestion adoreraient la phase de créativité: sortir du cadre, imaginer des futurs possibles, créer et inventer avec un soupçon d’impertinence et de folie. Quelle surprise de constater que cette phase fut en réalité la plus douloureuse. Ma conclusion: il est urgent d’offrir des approches pédagogiques nouvelles, non linéraires, capables de former de nouvelles générations de cadres dotés d’un zeste d’impertinence, de curiosité et de beaucoup de flexibilité.

Pourquoi cette formation en innovation est-elle essentielle? Parce que trop de projets de Ra&D finissent au fond des tiroirs et qu’il manque une philosophie transversale de l’innovation au sein de nos PME. Les entreprises ont besoin de collaborateurs « orientés innovation » et capables de réfléchir en se plaçant du point de vue de l’utilisateur. Notre ambition pour cette formation dépend de celle de nos étudiants: sauront-ils placer le souci de la valeur ajoutée apportée à nos mandants avant celui de leur résultat à l’examen de fin de module?

VIVEMENT LA RENTREE!

Podcasts

Posté le 30 6 2009
par Nathalie Nyffeler

Voici les liens vers les podcasts des conférences de Ralph Rimet et Raphaël Cohen du colloque du 12 juin 2009.

Comment une start-up peut-elle survivre aux périodes cycliques du lancement?
Le monde appartient aux vrais opportunistes