Le sel de Bex, sous l’appellation « Sel des Alpes », est le sel le plus respectueux de l’environnement que l’on peut trouver sur le marché suisse. L’utilisation du Sel des Alpes permet notamment d’économiser, sur l’ensemble de son cycle de vie :
- 50% de CO2 en moins par rapport au sel de mer ou de Bâle (ou d’autres salines en Europe)
- 75% de CO2 en moins par rapport au sel de l’Himalaya
Pour ces raisons, notre sel vient de recevoir la distinction « ClimaTop ». Cette distinction est décernée par un organisme indépendant et reconnu, MyClimate, et tient compte du cycle de vie complet du produit, de son extraction à la destruction de l’emballage, en passant par la fabrication, le conditionnement et la distribution – y compris la construction et l’entretien des infrastructures nécessaires à cet effet. Les résultats complets et certifiés permettent d’établir un bilan écologique global de l’ensemble des sels disponibles sur le marché. La distinction « ClimaTop » n’est octroyée qu’aux produits dont l’impact en CO2 est nettement et indiscutablement inférieur aux autres produits de sa catégorie – ce qui est le cas de notre sel.
La Saline de Bex, PME plusieurs fois centenaire, a très souvent été pionnière dans sa branche. Pour citer juste un exemple: le premier appareillage dans l’histoire qui permettait de récupérer la chaleur comprise dans les vapeurs lors de l’évaporation de l’eau a été développé, mis au point et installé chez nous, au 19e siècle, par Antoine-Paul Piccard. Les principes à la base de cet appareillage ont ensuite été repris non seulement dans l’industrie salinière, mais étendus à la concentration de liquides (lait, jus de fruits…) et plus généralement aux pompes à chaleur. Les développements successifs de cette technologie permettent aujourd’hui d’économiser 98% de l’énergie utilisée autrefois…
Une entreprise qui dure depuis des siècles a forcément le « développement durable » dans ses gènes!
En ce sens, la définition la plus simple et élégante du développement durable est certainement celle dans le Rapport Brundtland de 1987: «Un développement qui répond aux besoins des générations du présent, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Un concept implicite mais inséparable de cette définition est la notion de « dette » – terme ô combien d’actualité!
Car il est indéniable qu’une des principales causes de la crise économique actuelle est l’endettement excessif de pans entiers de la population, de l’économie et des états du monde. L’endettement, dans le sens large du terme, n’est pas un mode de vie durable. Consommer plus que ce que « on » produit, que ça se mesure en francs, en barils de pétrole (ou toute autre ressource naturelle), en kilos de papier, en tartes à la crème (ou toute autre produit transformé), n’est pas un développement durable.
Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: il ne s’agit aucunement de faire l’apologie d’un supposé « bon vieux temps » autarcique et nombriliste ou autre mythe de « bon sauvage » idéalisé qui n’a jamais existé ailleurs que dans les esprits rêveurs de gens détachés de toute réalité physique et historique…
Ce n’est ni la nostalgie, ni l’hystérie, ni le découragement qui nous feront progresser. Ces attitudes font partie du problème, pas de la solution. Au contraire: il s’agit d’innover – mais d’innover intelligemment! Car on le sait aujourd’hui: nous polluons moins, par habitant, qu’à l’âge du bronze…
Cela démontre bien que c’est en comprenant intimement les mécanismes naturels du monde qui nous entoure, en utilisant notre créativité, notre intelligence et en remettant régulièrement en cause ce que l’on fait, sans précipitation mais avec détermination, que l’on arrive à faire toujours mieux avec moins. C’est comme ça que l’humanité progresse depuis qu’elle existe – et qu’elle continuera de progresser.
Bruno Kemm
Directeur général Saline de Bex
Responsable de la phase InnovIdée – Marketing & Innovation
