Innovateurs en devenir

Découvrez la nouvelle volée des étudiants qui suivent l’option Marketing & Innovation. Ils viennent de 2 différentes HES : HEIG-VD et HEG Genève et cette année 5 ingénieurs HEIG nous ont rejoint:

Jessica, Allaouidine, Marie-Eugénie Barrelet, Linda-Jean Belvedere, Stéphanie Béboux, Amandine Briod, Aude Calame, Bruno Chora, Kevin Crosetti, Sabrina Erné, Gwendoline Galland Lakehal, Sébastian Haag, Tharani Kandiah, Antoine Koegel, Guillaume Pasche, Sacha, Pavlovic, David, Zünd, Ilenia Crivelli, François Veyrat, Kevin Strumans, Georges-André Tabet, Chloé Fattebert (Ingénieur), Stéphanie Andrey (Ingénieur), Thibault Francfort (Ingénieur), Marc Sommer (Ingénieur), Philippe Rapin (Ingénieur)

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Blanche-Neige – les nains – les géants du jardin

Posté le 3 10 2011
par Nathalie Nyffeler

Innover, imaginer l’inimaginable, inventer le produit révolutionnaire.

Combien de pionniers se sont cassés les reins pour développer leur idée alors que personne ne croyait en eux? Quels obstacles faut-il surmonter pour arriver au St-Graal?
C’est alors que j’ai pensé aux nains de jardin de ma voisine…

Dans l’option M&!, nous sommes aussi des petits nains. Comment imposer une idée face aux géants que sont les professionnels de la branche, ceux qui savent innover utile en rentabilisant l’entreprise, ceux qui savent dépasser les habitudes et les principes acquis?

Réfléchissons à la leçon de ces géants… Contrairement au lambda qui voit dans les nains de jardin de ma voisine des statuettes ringardes et inutiles, ces grands hommes du marketing ont su les actualiser en «art toys» customisés avec un nouveau design et de nouvelles matières, «les urban gnomes» (http://store.vitaminliving.com). Certains les ont utilisés en créant un jeu de simulation dans lequel on fait prospérer un village pour héberger les nains (http://www.seocontest.fr). D’autres ont lancé une opération genre événement à grand public OVNJ «ON A VOLE DES NAINS DES JARDINS» (www.lazareff.com/websites.html).

Une bonne idée suffit-elle à faire vendre? Non bien sûr. Il faut savoir transformer l’idée de départ en «innovation» en associant conjointement le marketing, les designers et les ingénieurs. Un nain n’est jamais seul.

Nous sommes le peuple des nains et, comme l’avait compris Victor Hugo, « les nains sapent sans bruit le travail des géants».

Au fond, les nains de jardin de ma voisine sont en fait des «géants en devenir» comme nous, «des innovateurs en devenir».

Marie-Eugénie Barrelet
Innovatrice en devenir HEIG-VD

Innovateurs en devenir 2010-2011

Posté le 3 10 2011
par Nathalie Nyffeler

Découvrez la nouvelle volée des 24 étudiants qui suivent l’option Marketing & Innovation. Ils viennent de 3 différentes HES : HEIG-VD, HEG Genève, HES-SO Valais.

I4I « Ideas for Innovation »
MARTIN Mathieu, BEZENCON Sarah, DEFAGO Julien, JUVET David, LINTANF Marine, PELLATON Adeline, RUDAZ Véronique, VOGEL Frédéric

Early Birds
MASSON Daniel, BOILLAT Nicolas, FELLRATH Catherine, JEAN-MAIRET Melanie, MARQUES Didier, OBERSON Maryline, OREIRO Sebastian, SCELFO Mario

InnoManiacs (IM Team)
SANTACROCE Giuseppe, DURAND Jennifer, GONIN Christophe, JACCAUD Carmen, MARTINEZ Yessica, PFISTER Barbara, ROCH Nathalie, TSCHERRY Mikael

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…Visite au centre du temps…

Posté le 24 5 2011
par Nathalie Nyffeler

Avec plus de 2000 représentants, près de 100′000 visiteurs venus des quatre coins du globe et des pièces exposées représentant plusieurs millions de francs, BASELWORLD 2011 fut l’évènement de ce début d’année à ne pas manquer.
Le Salon Mondial de l’Horlogerie et de la Bijouterie conjugue luxe, excellence, fascination mais également innovation. Lorsque l’on franchit l’entrée, nos yeux s’illuminent et c’est le départ pour un autre monde, un univers de rêve où les plus grands noms rivalisent d’ingéniosité pour créer LA montre de l’année.
En sillonnant les stands, on croise de nombreux acheteurs, blackberry en main, courant d’une marque à l’autre pour honorer des rendez-vous d’affaires. Enfin, si l’on tend l’oreille, on peut même entendre, s’échappant des salons privés, le champ des coupes de champagnes qui s’entrechoquent pour célébrer de juteux contrats.
Les sens en éveil, j’ai arpenté les allées à la recherche des modèles d’exception. Voici ma sélection des pièces, représentant au mieux l’innovation dont fait preuve le tissu horloger de notre pays.

La 21 Blackjack (Christophe Claret)
Une montre de casino, capable de jouer au blackjack avec ou contre son porteur, de lancer les dés pour lui et de lui proposer de s’asseoir autour d’une partie de roulette. Le tout dans une montre qui ressemble à une montre !

La MP-02 Clé du Temps (Hublot)
Réédition futuriste de la célèbre Clef du Temps, elle permet de gérer à sa guise le temps qui passe. Grâce à son mécanisme de pointe, on peut faire durer quatre fois plus longtemps les moments agréables et réduire d’autant les instants plus pénibles, tout en ayant la possibilité, à tout moment, de “revenir” à l’heure réelle.
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La Concept Mikrotimer Flying 1000 (Tag Heuer)
En 1/1000e de seconde, un guépard lancé à pleine vitesse avance de 3 centimètres et la lumière effectue 300 kilomètres… C’est dire si ce temps est du domaine de l’infiniment petit. Pourtant, lors de cette édition 2011, TAG Heuer a créé le buzz en présentant le premier chronographe-bracelet mécanique au monde capable de mesurer et d’afficher ces fragments de temps.

Rendez-vous l’année prochaine pour de nouveaux modèles d’exception !

Sarah Bezençon
Innovateur en devenir – HEIG-VD

Faire autrement…

Posté le 24 5 2011
par Nathalie Nyffeler

Lors de notre premier cours, chaque innovateur en devenir a donné sa propre définition de l’innovation. De ces différentes visions, celle qui m’a le plus interpellée était que l’innovation c’est « faire autrement ».
Pour ma part, cette définition s’applique également à l’option marketing & innovation.

Depuis notre entrée à l’école obligatoire, on nous a appris à s’aligner deux par deux les uns dernière les autres, à écrire des lignes bien droites à la plume ou encore à lever la main lorsque l’on souhaite prendre la parole.
Mais, depuis le vendredi 24 septembre 2010, on a pu découvrir une manière d’apprendre différente.

Tout a commencé lorsque l’on a voulu s’asseoir et qu’il n’y avait ni tables, ni chaises à disposition. D’abord chamboulés, nous avons très vite compris que ce n’était qu’un début et que cette option allait bouleverser nos habitudes.

La Dream Team nous pousse sans cesse à avancer, à nous remettre en question et à quitter notre zone de confort.

Cet environnement, constamment en mouvement, permet à chacun de se dépasser et de sortir du cadre, afin de libérer sa créativité.

Alors peut-être bien que l’innovation c’est simplement faire autrement…

Mélanie Jean-Mairet
Innovateur en devenir, HEIG-VD

OMI 3: mission accomplie

Posté le 18 5 2011
par Nathalie Nyffeler

Le 24 septembre 2010 est une date importante de l’histoire. En effet, c’est ce jour que la fusée OMI 3, créé par la HEIG-VD, l’EPFL et l’ECAL, décolla de sa base de lancement d’Yverdon-les-Bains.

La mission d’OMI 3 était de réaliser des études de marché pour des produits n’existant pas encore et sur des marchés n’existant eux-mêmes pas encore. Elle fut ordonnée par deux ingénieurs, détenteurs de trois nouvelles technologies encore peu connues.

Pour réussir cette mission, l’astronaute en marketing et capitaine de la fusée, Nathalie Nyffeler, sélectionna un équipage de choc composé du directeur d’un institut de recherche en marketing et d’études de marché, de la directrice d’une agence de marketing et design, d’un ingénieur chimiste, d’un ingénieur en système d’information, d’un ingénieur thermicien, de deux designers industriels, d’un webdesigner et de 24 étudiants économistes d’entreprise spécialisés dans le marketing et l’innovation.

La première phase de l’aventure, nommée « phase liquide », se composa de deux étapes. Innov_Idée et Val_Idée. Innov_Idée consistait à imaginer une multitude d’idées de produits et de services pouvant être créés à partir des trois nouvelles technologies. Elle fut donc composée de nombreux brainstormings, qui générèrent plus de 500 idées. Le 10 décembre 2010, elles furent inscrites à jamais dans la littérature, sous la forme de trois cahiers d’idées, à savoir un par technologie. Quant à Val_Idée, il s’agissait de l’élaboration de scénarios d’usage démontrant les utilisations possibles des technologies et leurs avantages. Son rapport fut rendu le 18 février 2011.

Dès lors, la mission entra dans sa phase la plus importante et aussi la plus difficile, à savoir, la « phase cristallisation ». Son but était de passer du scénario d’usage au développement du produit ou service. Dans un premier temps, après d’âpres discussions au sein de l’équipage, les porteurs de technologies sélectionnèrent, parmi les scénarios d’usage, ceux dont l’idée avait le plus de potentiel. Puis, durant le mois de mars, les designers créèrent des démonstrateurs pour ces idées.

Durant le mois d’avril, la tension monta d’un cran. En effet, l’atterrissage de la fusée, prévu le 12 juin à Yverdon-les-Bains approchait et il restait encore beaucoup de choses à faire. Les nerfs des passagers furent mis à rude épreuve. De nombreux entretiens qualitatifs furent réalisés, afin notamment de faire connaissance avec les démonstrateurs, d’évaluer la clarté des définitions et explications des produits, estimer leur potentiel, leur public-cible, leur utilité, les prix de vente et les moyens de distribution possibles.

De plus, il fallait établir le concept produit, à savoir définir la catégorie et le positionnement des trois produits. Ceci engendra de longues discussions. Finalement, au début du mois de mai, à l’issue d’un vote, l’équipage tombe enfin d’accord.

Le mois de mai, c’est maintenant, au moment où je vous écris, en direct. Dans quelques jours, cela fera huit mois qu’OMI 3 aura décollé. Le 12 juin, la fusée atterrira, avec à son bord, trois études de marché pour trois nouveaux produits. Mission accomplie.

Nicolas Boillat
Innovateur en devenir, HEIG-VD

YOUR MAGAZINE IS YOUR LIFE

Posté le 15 5 2011
par Nathalie Nyffeler

Pilote, star d’Hollywood, footballeur ou encore duc et duchesse de Cambridge… tant de métiers qui t’ont sûrement fait rêver étant gosse !

Aujourd’hui, plus âgé et plus terre à terre, je vais te permettre de devenir rédactrice ou rédacteur en chef de TON propre magazine. Hey oui, c’est officiel, tu peux enfin économiser les Fr. 2.20 du canard orange qui te rend chaque jour plus avide de people et te rend chaque jour un peu plus bête que ce que tu pouvais peut-être l’être.

Dorénavant, les unes proviennent de ton Twitter et les people deviennent tes amis Facebook !

Comment cela est-il rendu possible? Grâce à ton Ipad et à Flipboard, une application totalement gratuite de ton App Store préféré. Tu y relies juste tes comptes Twitter et Facebook ; ensuite Flipboard s’occupe de tout et met en page en temps réel.

Ton « social magazine » t’empêchera de louper les infos les plus palpitantes de ton entourage et te permettra de garder contact avec « your virtual life » partout et en permanence.

Pas convaincu ? Laisse-toi tenter par cette brève présentation :

Le succès de cette application de lecture de flux RSS a permis récemment à la startup Flipboard Inc. de lever la modeste somme de 50 millions de dollars, portant rapidement la valorisation de la société à près de 200 millions ! Et comme tout succès aiguise l’appétit des concurrents, tu pourras trouver une multitude de solutions alternatives (Taptu ou Zite pour ne citer qu’eux sur Ipad) bien que, il faut le préciser, aucune n’est égale à Flipboard en termes de facilité d’utilisation et de confort de lecture.

Quoi ! Tu n’as pas d’Ipad ? Tu n’es pas geek ??? Pas de panique, pour toi il y a paper.li, SurfBoard, PostPost ou Google Fast Flip qui sont compatibles PC/MAC.

Tu n’as pas d’amis, ni de Twitter ? File vite te créer un compte et va voir sur friendscout24 ou swissfriends.ch pour les amis !

Have fun !

Julien Défago
I4I

Mettre le sang à la bouche

Posté le 15 4 2011
par Nathalie Nyffeler

Commencer sa journée par fixer un cadavre juvénile dans les yeux n’était pas franchement une bonne entrée en matière. Toute la faute revient à mon frère qui vantait les mérites d’un jeu vidéo de zombies sur Facebook. Ma culture vidéoludique, bien qu’insignifiante, trouve qu’un jeu vidéo avec des morts-vivants et tutti quanti, c’est trivial et réchauffé. Sauf que mon adoration inexpliquée pour toute représentation d’amas de chairs putréfiées en mouvement m’a contrainte à cliquer sur la vidéo en question.

Les accords de piano mélancoliques se mêlent à des images cruelles et bestiales, le tout ensanglanté de mes chers et tendres macchabées articulés. Après 3 minutes, mes yeux – emplis de scepticisme de prime abord – n’ont jamais quitté l’écran. Cette bande-annonce est étonnante, émouvante, haletante et est un véritable chef d’œuvre. Je n’aurais jamais imaginé associer tels adjectifs à pareil trailer. Et pourtant… La narration est digne des plus grands dramaturges, la puissance émotionnelle et la qualité de la projection personnelle de cette cinématique m’ont laissé sans voix.

L’émotion l’a emporté sur la boucherie et une chose est certaine: les émotions doivent avoir leur place dans l’univers vidéoludique.

«Dead Island Trailer»

Le studio de développeurs Techland, pas franchement très populaire, a pu ressortir de son placard leur «vaporware» (jeu annoncé depuis un certain temps mais qui n’est pas encore sorti; depuis 2005 en l’occurrence), grâce à cette vidéo – réalisée par Axis Animation – hautement virale qui a pulvérisé des records sur Internet en ce début d’année 2011, avec plus de 100′000 fans sur la page Facebook dédiée (en une semaine), ~ 3.5 millions de vues sur YouTube et a été dans le «Top 10 Trending Topic» sur Twitter avec plus de 3.2 millions de tweets.

Jennifer Durand
Innovateur en devenir – Heig-Vd


Dead Island: will it be the most controversial trailer ever made?
Vaporware
Dead Island met tout le monde d’accord

C’est maman qui sait plus communiquer, ou fiston qui ne sait pas écouter?

Posté le 5 4 2011
par Nathalie Nyffeler

On peut estimer que, par jour, chaque innovateur en devenir ou même, plus généralement, tout homo sapiens issu de la génération Y vivant dans un pays «développé» aura reçu, vu, lu, entendu, twitté, posté, échangé, sendé plus de: 3 appels téléphoniques, 5 sms, 11 mails, 50 twitt, 90 post sur Facebook, 1′000 informations publicitaires.

Et encore, à cela s’ajoute toute une armée de signaux divers et variés sensés accaparer, pour un bref instant, l’attention tant convoitée de nos pauvres cerveaux. Autant d’informations qui sont précieusement stockées dans ce que l’on appelle la mémoire sensorielle, pour une durée d’au moins… quelques centaines de millisecondes. Et pourtant, une fois la barrière rétinienne franchie, ces informations sont bien là, enfouies au plus profond des limbes de notre cerveau. Afin d’illustrer ces quelques lignes par un exemple concret, permettez-moi de partager avec vous cette courte anecdote qui est à l’origine de ces quelques lignes. Le discours rapporté ci-après se déroule lors d’un dîner en famille alors que je n’avais pas vu mes parents depuis un certain temps.

Ma chère maman: «Salut fiston! Comment ça va? Qu’est-ce tu racontes?»
Moi: «Hello, ouais ça va la forme et t.. Oh P*** t’as fais quoi au pied?»
Ma chère maman: «Bah je me suis cassé le pied bêtement»
Moi: «Ah ouais c’est juste, j’avais vu sur Facebook»

Ou comment passer pour un fils indigne devant sa famille. Mais voilà, étais-je réellement responsable ou seulement victime des facéties de mon cerveau, trop paresseux pour trier correctement l’information ? Ou était-ce la faute de ma chère mère qui n’avait pas terminé son post Facebook par un fameux «lol», véritable forme de politesse virtuelle? D’autres n’hésiteront pas à dire que je souffre «d’infobésité», sorte de mal inévitable et caractéristique de la génération Y. Ainsi, après 3 minutes d’auto diagnostique googlien, le verdict tombait: je souffre en réalité «d’infoboulimie». Ce qui n’est concrètement rien d’autre qu’un mot scientifique servant à définir l’antique concept du «ça rentre par une oreille, ça sort par l’autre». Par analogie et pour en revenir à ma petite histoire, c’est comme si en 1960 ma chère mère m’avait informé de sa mésaventure au beau milieu d’un concert de Led Zeppelin, alors que j’étais à côté de miss Suède et que je rattachais mes converses après plusieurs verres… m’en serais-je rappelé alors?

La suite, c’est bien sur la tentative d’auto médication googlienne, que je ne développerai pas plus ici, tant il est facile, en 3 clics sur g…, d’obtenir des pistes permettant de lutter contre ce fléau. Et surtout, cela serait complètement vain de noyer, à la fin cette intervention, des informations que de toute façon […] vous avez déjà oubliées. Mais finalement, s’il est une chose que je souhaiterais que vous reteniez de tout cela, elle n’est pas tant dans cette longue diatribe, mais plutôt à cette adresse:
http://www.ebx.ch/~ip2010//gonin/

Christophe Gonin
Heig-vd

Sources:
http://www.happyneuron.fr/science/cerveau/sante
http://www.media-awareness.ca/francais/parents/marketing/publicite_partout.cfm
http://www.demainlaveille.fr/2010/08/29/infobesite-arretez-avec-ce-non-sens/
*estimation grossière mais réaliste d’après ma journée du 31.03.2011
http://www.lavoixeco.com/actualite/la_une/A_la_Une/2011/03/11/article_de-la-retine-au-cerveau-que-retenir-d-un.shtml

«Guerrilla Marketing», kesako?

Posté le 23 3 2011
par Nathalie Nyffeler

Le terme a été crée par Jay Conrad Levinson, auteur-innovateur «Guerrilla marketing», série de plus de trente ouvrages sur le marketing, traduite dans plus de 54 langues.
M. Levinson décrit le Guerrilla marketing comme un art dans l’exécution d’activités marketing, de manière non conventionnelle, non conformiste et à petit budget. Ce marketing différent et spécial a été conçu par M. Levinson pour des entreprises de petite taille et met l’accent sur l’imagination plutôt que l’argent.

Enfin, le Guerilla marketing se base sur des techniques telles que le steet marketing, le buzz marketing ou marketing viral. Il fait appel à des stratégies innovantes mais peu onéreuses, à l’originalité et à la créativité.

Le steet marketing est une technique de promotion dont le principe de base est d’identifier des endroits à fort passage ou de rassemblement du public, dans le but d’effectuer une opération ciblée, en tentant d’utiliser des modes de diffusion novateurs. Il crée un événement qui surprend et rapproche ainsi le produit des consommateurs grâce à des animations interactives qui marquent les esprits.

Le buzz marketing quant à lui consiste à faire du bruit autour d’un produit ou d’une offre. Cette publicité «sauvage» passe par le consommateur en le rendant vecteur du message. La diffusion se fait donc par le bouche-à-oreille. Il se base sur l’effet de surprise car les moyens utilisés doivent être renouvelés à chaque fois, dans le but de faire sensation, donc de faire parler. Il s’appuie en outre sur la notion de participation (aspect web.2.0) grâce à l’utilisation des réseaux sociaux, communautaires interactifs et d’outils participatifs par exemple. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerilla_marketing]

En Suisse, GMarketing [http://www.gmarketing.ch/site/], une agence de publicité créée il y a 5 ans par Marc-Olivier Gemmet, a séduit initialement des petites entreprises. Nouvellement installée à Préverenges, GMarketing est ensuite parvenue à intéresser de plus grandes sociétés telles que la Migros à cette forme non conventionnelle de publicité à fort impact émotionnel. Des collectivités publiques, comme celle d’Yverdon-les-Bains, ont également fait appel à son marketing alternatif. M.-O Gemmet a également créé d’autres sociétés en connexion les unes avec les autres : GHealthcare, Greywolf, G-Technologie et G-Prestige. Selon lui [«La guérilla s’amplifie», Frédéric Mamaïs, AGEFI, 17 janvier 2011], la guérilla représente 10 à 15 % de ses activités mais le savoir-faire par une approche alternative concerne le 80 % des mandats qui lui sont attribués.

Guerrilla Marketing et luxe: y a-t-il compatibilité ?
M.-O Gemmet souhaite maintenant accéder au luxe. Il a ouvert dans cette optique un bureau à Paris, en complément de ceux de Cheyres, Préverenges, Genève et Zürich.
Sachant que les codes en vigueur dans le domaine du luxe se basent sur le classicisme, les moyens provocants et alternatifs utilisés par le Guerrilla Marketing arriveront-ils à se faire accepter dans le segment luxe ? Réponse peut-être dans ce même blog par nos successeurs innovateurs en devenir…

Catherine Fellrath

Le «marketing non-marchand»

Posté le 22 3 2011
par Nathalie Nyffeler

Cette vision du marketing, innovante et différente m’a interpellé il y a de ça quelque mois, où j’ai pu entendre M. Eric Jaffrain, expert en marketing non-marchand lors d’une conférence.

Quel paradoxe, du marketing sans avoir comme premier but le profit monétaire, ou plutôt, quelle utopie nous dirons certains, sûrs que le marketing n’est que machine à faire augmenter les ventes et les marges nettes.

Et bien moi, j’en suis sortie convaincue et je souhaite vous transmettre quelques points clés et réflexions.

N’est-ce pas important à ce jour de favoriser la relation de confiance entre une organisation et ses clients? Nous sortons d’une crise financière certes, mais le système continue à en faire des siennes. N’est-il pas capital à ce jour de renouer des liens sincères et francs avec ses clients? «Le don est plus fort que le dû», voici un des points clé que nous explique Eric Jaffrain: «Si le client a confiance en vous, il donnera son argent et son temps. Le don est plus fort que le prix: un contrat ou un prix suppose la limite du dû, mais le don réciproque engage un avenir… performant, pour l’entreprise comme pour le client. Une entreprise qui réussi est celle qui donne et se donne».

Cette vision de long terme est capitale un jour où nous changeons de produit et de goûts à tout va, n’est-ce pas? Comment alors réussirons-nous à fidéliser nos clients sans chercher cette confiance? Intéressant.

«Le besoin avant tout», le besoin: terminologie si souvent révoquée, réfutée, ou contredite dans nos cours. Certains sont pour, d’autres non…Je pense que pour avoir une vision de long terme et avoir comme but la pérennité de l’entreprise alors cette vision nous rappelle les bases fondamentales pour y arriver.

«Le profit ne doit pas être le 1er objectif de l’entreprise, mais la réponse aux besoins de son public cible: Répondre aux besoins du consommateur – bénéficiaire avant celui de l’entreprise. Pensez succès de l’entreprise et ça ne marchera pas longtemps. Pensez satisfaction client et la performance viendra. C’est plus long, mais bien plus pérenne. Les crises d’aujourd’hui, devraient aussi montrer aux actionnaires et aux financiers que leur besoin de profit facile est l’anti-clé de l’économie.»

Je ne peux qu’appuyer ces termes, «anti-clé de l’économie», de M. Jaffrain lorsque je pense au Japon, catastrophe survenue il y a quelques jours. Les actionnaires s’empressent d’acheter des actions, warrants, des call, des put à tout va, des centaines d’ordres par jour. Alors que le peuple souffre et la nation pleure, quel beau système financier libre et régulé par «la main invisible»: la bourse. Utopie à nouveau. Il y a tant à dire.

Bref, continuons. «Aimer le client avant son argent», troisième point clé de la conférence. Sans faire de généralité bien sûr, on touche là un point sensible, l’argent, n’est-ce pas?

Voici un thème inaccessible en Suisse, beaucoup de monde est mal à l’aise, «on est ce qu’on gagne», évidemment. D’ailleurs réfléchissons un peu plus loin, lorsque l’on rencontre quelqu’un que l’on ne connait pas, souvent une des premières questions que nous lui posons c’est «Que fais-tu dans la vie.. ?» Cela démontre bien où nous mettons notre valeur souvent, le travail et à fortiori l’argent: «la position sociale» ou encore «être en haut de l’échelle». Quelle perte de temps! Courir après la réussite professionnelle et croire que notre identité en découle… Et d’ailleurs pour information, savez-vous ce que l’on demande en premier lieu aux africaines? En tout cas pas ce qu’elles font dans la vie mais: «Vous avez combien d’enfants… ?» Et oui, en Afrique la position sociale s’explique par le nombre d’enfants, et d’autant plus, le nombre de garçons. Cela dit, je ne pense pas qu’en Afrique, cette façon d’aborder l’autre est meilleure, la question est plutôt: où mettons-nous notre véritable identité et notre valeur?… A méditer.

«On ne créé pas un client, on le rencontre…,» thématique suivante, fort interpelant, n’est-ce pas? Eric Jaffrain nous rappelle: «Tout citoyen attend, ou s’attend à devenir un client… Il n’est pas dupe. Ce potentiel client est comme un acteur consentant à faire grandir le chiffre d’affaire de l’entreprise. Ce n’est pas certes son objectif, mais s’il est considéré et écouté il mettra son premier don en marche: il donnera sa confiance à l’entreprise qui vend des produits, des services ou des idées. Cette «bonne» rencontre créé un client. Alors plutôt que de se dire COMMENT gagner des clients? Il serait plus judicieux de se dire POURQUOI serait-il mon client? La vraie rencontre, créé du lien et un liant entre l’entreprise et son public cible.»

Si le client est «écouté» et «considéré», j’aime ces termes car de nos jours, cela est dépassé, on désire toujours plus de clients, «du quantitatif», seul cela se chiffre et paie finalement! Et bien si l’on écoute la conférence de ce professionnel, l’on comprend qu’il s’agit de voir au-delà.

Cette vision nous interpelle, nous, un public à l’écoute, en manque de sens, de comprendre. Pas un bruit dans la salle, nous réfléchissons. Cela nous remet en question et nous fait envie.

Je pourrai continuer ainsi à vous faire partager les 12 points clés de la conférence, cela m’a tant passionné. Mais ces quelques points suffiront peut être à vous interpeler, à éveiller en vous une autre vision du marketing, du monde. Et tous à vos postes de radio, Eric Jaffrain y passe très régulièrement… ;-)

ABE

Carmen Jaccaud, Innovateur en devenir, HEIG-VD